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L’Adroit de DCNS pourrait définitivement accoster en Uruguay

Ca faisait pas mal de temps que je ne vous avais pas parlé de l’Adroit, n’est-ce pas ?

Exactement, depuis Octobre 2012 époque à laquelle il avait perdu son drône au cours de son périple vers l’Afrique du Sud.

Souvenez-vous : suite au crash du premier drone, qui s’était abîmé en mer au large de l’Afrique en août 2012, l’expertise technique menée par la DGA et l’industriel avait conclu que la responsabilité des marins français n’était pas engagée. La Direction Générale de l’Armement, qui a acquis le Camcopter S-100 et le met à disposition de la Marine nationale, avait donc pu faire jouer la garantie.  Suite à ce remplacement et la levée de l’interdiction de vol qui avait été imposée par la DGA sur ce type de matériel, le patrouilleur L’Adroit avait donc pu quitter Toulon le 17 janvier 2013 avec son nouveau Camcopter, permettant la poursuite de l’expérimentation de ce type d’engin dans le cadre d’un emploi opérationnel.

La lecture d’un article de Michel Cabirol dans la Tribune de ce jour (reproduit ci-dessous)  me permet de revenir sur l’actualité de l’Adroit dont le prêt pour trois ans à la Marine nationale arrivera bientôt à son terme.

 

Le Patrouilleur de Haute Mer L Adroit

Le Patrouilleur de Haute Mer L Adroit

DCNS, qui a construit sur fonds propres L’Adroit, a désormais acquis la certitude que l’armée française ne pourra pas s’offrir ce patrouilleur hauturier, qui vogue depuis deux ans sous les couleurs de la Marine nationale. Destiné à des missions de sauvegarde maritime, ce navire a été mis à la disposition gracieusement de la Marine nationale pendant trois ans depuis octobre 2011. Ce qui représente un effort sans précédent pour DCNS.

« L’objectif était de démontrer sur les océans du monde entier ses qualités opérationnelles », estimait alors DCNS. « Cette coopération va également contribuer à promouvoir à l’international la pertinence et la valeur opérationnelle des navires de la gamme Gowind », précisait également le groupe naval … et pourquoi pas le vendre in fine à la Marine nationale. Ce ne sera pas le cas.

L’Uruguay intéressée

Du coup, DCNS, qui a déjà vendu le design des Gowind à la Malaisie, cherche un pays qui pourrait être intéressé par un tel navire, qui a fait ses preuves opérationnelles notamment le long des côtes africaines dans une mission de lutte contre la piraterie puis sur l’océan Indien. Cela pourrait être le cas de l’Uruguay, selon des sources concordantes.

Ce petit pays d’Amérique latine pourrait s’offrir deux navires de ce type, dont L’Adroit qui pourrait trouver en Uruguay son port d’attache. D’autant que le programme Gowind reflète les ambitions de croissance de DCNS à l’international sur les marchés des navires militaires de petits et moyens tonnages.

Equipage réduit

Mesurant 87 mètres, le patrouilleur hauturier L’Adroit a une autonomie de 8.000 milles nautiques. Il peut rester plus de trois semaines en haute mer, atteindre une vitesse de 21 nœuds et accueillir un hélicoptère et des drones. Il ne requiert qu’un équipage réduit de 30 personnes et peut transporter en plus une trentaine de passagers. Il dispose d’un large champ de missions grâce à un ensemble de moyens de prévention et d’action nécessaires aux tâches de surveillance et de police en mer : embarcations rapides pour commandos, hélicoptère d’assaut ou de transport, drones de surveillance, intercepteurs de guerre électronique, moyens de communication haut débit et sécurisés, aides au commandement…

Le programme Gowind est une famille de corvettes à vocation littorale et de patrouilleur hauturier (Offshore Patrol Vessel ou OPV) développée par DCNS et destinée à des missions telles que surveillance et souveraineté, contre-piraterie, lutte ASM. La famille Gowind inclut des navires de 85 à 100 mètres et d’un déplacement de 1 100 à 2 400 tonnes.

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Des nouvelles des FREMM ?

Direction l’Italie, très bon article de Mer&Marine sur le sujet à l’occasion de la mise sur cale de la sixième FREMM italienne.

Article qui me permet de mettre à jour mon vieil article sur le nom de FREMM.

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Quelques nouvelles du Chevalier Paul

C’est jean Guisnel qui a vendu la mêche ce matin … le D 621 appareille pour la méditerrannée orientale.

La suite pour plus tard …

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La Jeanne d’Arc et le Colbert bientôt démantelés

La Jeanne désarmée

La Jeanne désarmée

Comme rappelé par Ouest-France le 20 septembre 2011, le porte-hélicoptères Jeanne d’Arc (officiellement Q860 depuis le 2 novembre 2010) et le croiseur Colbert devraient être déconstruits à partir de 2014. Ces deux grandes unités emblématiques de la Marine nationale (181 mètres pour 10 500 tonnes pour le premier et  180 m et 11 500 tonnes pour le second ), aujourd’hui en rade de Brest pour le premier et à Landévennec pour le second, font l’objet d’un appel d’offres lancé le 14 septembre (AO MARINE/DCSSF/ DSSF BREST réponse avant le 12/11/2012 à 16H00) . La notification devrait être effective en 2013 et le chantier durer environ 4 ans.

La Marine précise que le chantier devra être mené « dans un pays membre de l’Union européenne ». Comme pour le porte-avions Clemenceau, conçu à la même époque, à la jonction des années 1950 – 1960, la question du désamiantage sera sensible. Après des années de tergiversations entre la Méditerranée, l’Inde et Brest, le porte-avions avait finalement été déconstruit en 2010 en Angleterre, où 700 tonnes de matériaux amiantés avaient été retirées.

Mer&Marine dévoile le 21 septembre le nom des  entreprises susceptibles de répondre à l’appel d’offre : Able UK d’Hartlepool (Grande-Bretagne) qui a notamment conduit la déconstruction du «Clem»,  le franco-belge Galoo et sa filiale Van Heyghen Recycling  de Gand et la société Bartin installée à Bassens (33), acquise fin 2007 par le groupe Veolia.

On s’émeut déjà de voir la Jeanne disparaitre sous le feu des chalumeaux britanniques comme L’ex-Clemenceau à Hartlepool, imaginez le symbole 🙂

Au total, 120 bâtiments de la Marine nationale sont en attente de démantèlement comme le présentait de manière complète mais assez optimiste cet article de Mer&Marine de juillet 2010.

Pendant ce temps là nos amis british s’apprêtent à transformer le HMS Illustrious en musée

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L’Adroit perd son drone lors de sa descente vers l’Afrique du Sud

Aura-t-on les crédits pour en racheter un ?

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Embarquement Dixmude pour transit Brest-Toulon

dimanche 12/08/2012 – lundi 20/08/2012

Sacrifiez-vous, Tenez !

Sacrifiez-vous, Tenez !

Footing sur pont d'envol

Footing sur pont d'envol

Lundi 13/08 :
  • Appareillage 9h30
  • Boucles magnétiques
  • Enradiage de l’EDAR pour embarquement TRM commando Kieffer
  • Deradiage pour débarquement TRM commando Kieffer  et personnels DGA à l’Ecole navale
  • MANAVIA : TAG Caïman
Mardi 14
  • Tir Mistral

Exercice de tir SIMBAD sur cible remorquée par FALCON 20 AV / DEF. Du fait de conditions météorologiques défavorables entrainant une visibilité insuffisante l’exercice ne sera pas validé et reprogrammé le lundi 20 août.  L’atteinte de cet objectif est en effet indispensable pour la obtention de la QUALSUP du bâtiment. Cette mise ne situation aura malgré tout permis de « réviser » les procédures d’engagement et de gestion des anomalies SIMBAD.

Mercredi 15
  • SECUREX 04
  • Tir ALI (HK USP) : Cet exercice permet entre autres de faire valider son Certificat d’Aptitude au Tir (CATI)
Jeudi 16
  • MACOPEX
Vendredi 17
  • Cérémonie de remise de décorations – Plusieurs fois reportée, la cérémonie profitera de la fenêtre météo extrêmement favorable du vendredi matin pour se tenir sur le pont d’envol. Moment de solennité impressionnant au large du Portugal.
  • Calage loch électromagnétique
Samedi 18
  • Croisillons
  • Exercices Homme à la mer
  • SECUREX 08
  • Barbecue sur PFE et projection des vidéos du passage de ligne
Dimanche 19
  • Gunex  : tir canon 20 mm (x2) et mitrailleuses Browning M2-HB (x4) sur 3 cible dérivantes selon scénario DIRANIM bord
  • Mise à jour et tests DPS
  • SECUREX 01
Lundi 20
  • Tir Mistral
  • Accostage Toulon quai Milhaud 5 à 15h30
Dans la plume dans le Golfe de Gascogne

Dans la plume dans le Golfe de Gascogne

Accostage à Toulon - Le Pacha (CV Guillaume GOUTAY) et l'officier de manoeuvre (LV Laurent AUDEGON) en action

Accostage à Toulon - Le Pacha (CV Guillaume GOUTAY) et l

Heureux mousses après 168 jours loin du port base

Heureux mousses après 168 jours loin du port base

Anse de l'Aiguillette

Anse de l'Aiguillette

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Admission au service actif du patrouilleur l’Adroit

L'Adroit

L'Adroit

Le 19 mars 2012, le patrouilleur d’expérimentation L’Adroit a été admis au service actif.

 

Doté d’un nombre important d’innovations, le bâtiment a été mis à disposition de la Marine nationale le 21 octobre 2011 pour trois ans. Au cours de ces trois prochaines années, il devrait assurer différentes missions : surveillance des pêches, lutte contre les trafics de drogue, préservation de l’environnement, aide humanitaire, recherche et sauvetage en mer.

Fort de deux équipages évoluant en alternance tous les quatre mois, L’Adroit aura une grande disponibilité à la mer, avec 220 jours passés en opérations par an. Mesurant 87 mètres, le patrouilleur d’expérimentation L’Adroit a une autonomie de 8 000 miles nautiques. Il peut rester plus de 3 semaines en haute mer, atteindre une vitesse de 21 nœuds et accueillir un hélicoptère et des drones.

Il ne requiert qu’un équipage réduit de 30 personnes et peut transporter en plus une trentaine de passagers.

L'Adroit

L'Adroit

Extrait du site Marine nationale

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L’Adroit sur Net-Marine

La mise à jour de mars du site Net-Marine intègre une nouvelle rubrique sur le Patrouilleur Hauturier l’Adroit.

L'Adroit sur Net-Marine

L'Adroit sur Net-Marine

Pour en savoir plus :
Les caractéristiques principales
Une histoire du patrouilleur L’Adroit
Objets de symbolique
Bâtiments ayant portés le nom d’Adroit
Une collection de photos

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L’Adroit en escale à Calvi

L'Adroit à Toulon

L'Adroit à Toulon

Le nouveau patrouilleur de haute mer de la Marine nationale est attendu aujourd’hui dans le port corse de Calvi, où il restera jusqu’à dimanche. Après une semaine d’essais et d’entraînement individuel, L’Adroit réalise ainsi sa première escale hors du continent depuis sa prise en charge par la marine en octobre dernier. Il sera, à cette occasion, ouvert au public samedi, de 14h à 17h. A l’issue de cette escale, le bâtiment regagnera Toulon pour suivre, la semaine prochaine, la dernière phase de sa qualification opérationnelle avant son admission service actif. Il entrera alors dans le cycle opérationnel des bâtiments de la Marine nationale et prendra part à ses premières missions de sauvegarde maritime en Méditerranée.
Pour mémoire, L’Adroit est le prototype de la famille Gowind, nouvelle gamme de patrouilleurs et corvettes de DCNS. Réalisé sur fonds propres par le groupe naval, à Lorient, L’Adroit est mis à disposition de la marine française durant trois ans. Longs de 87 mètres, ce patrouilleur affiche un déplacement de 1 400 tonnes en charge.

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Mission Jeanne d’Arc 2012 : c’est parti pour 5 mois

5 mars 2012, ciel azur et fort mistral, la mission Jeanne d’Arc 2012 appareille avec quelques nouveautés:

  • un départ de Toulon qui a déjà fait couler beaucoup d’encre et de salive
  • la participation du dernier BPC, le Dixmude, après respectivement celle des Tonnerre et Mistral en 2011 et 2010

Ci dessous, les liens des ressources trouvées le web (chaque article repris sur ce site pointe vers l’original) :

  • Long article sur le site de la Marine nationale (ci-dessous)
  • Courte vidéo sur le site de France 3 Edition Locale Var
  • Journaux de bord de la FASM Georges Leygues et du BPC Dixmude
  • Article de Mer&Marine et diaporama de Jean-Louis Vennes (ci-dessous)
  • Diaporama Facebook

et pour repère la carte de la mission.

 

Mer&Marine : Le groupe Jeanne d’Arc appareille de Toulon

Le BPC Dixmude appareillant de Toulon, hier après-midi

Le BPC Dixmude appareillant de Toulon, hier après-midi

 

Le bâtiment de projection et de commandement Dixmude, ainsi que la frégate anti-sous-marine Georges Leygues ont appareillé hier après-midi de Toulon. C’est avec un vent soufflant à plus de 100 km/h en rafales et une mer formée que les deux navires ont quitté la base navale pour débuter la mission Jeanne d’Arc. Ce déploiement annuel, instauré en 2010 à l’occasion du désarmement du porte-hélicoptères Jeanne d’Arc, ancien bâtiment école de la Marine nationale, en est donc à sa troisième édition. Les deux années précédentes, les BPC Tonnerre et Mistral y avaient participé, également accompagnés du Georges Leygues. Comme le faisait autrefois la Jeanne, les deux premières missions étaient parties de Brest. Cette année, pour la première fois, le départ était toulonnais. Les 144 officiers-élèves, qui profitent du déploiement pour réaliser leur stage d’application à la mer, ont donc rejoint le port varois pour monter à bord du Dixmude, qui les débarquera à Brest au mois de juillet (ndLM en principe le 25). Comme le veut la tradition, les familles pourront donc les accueillir à la pointe Bretagne à l’issue de leur premier grand embarquement. On notera d’ailleurs, toujours pour le côté traditionnel, que les hallebardes gardant l’entrée du bureau du commandant et la flamme de guerre de l’ex-Jeanne d’Arc ont été remises au pacha du Dixmude, le capitaine de vaisseau Guillaume Goutay, lors d’une cérémonie à laquelle a assisté Marc Laffineur, secrétaire d’Etat auprès du ministre de la Défense et des Anciens combattants, ainsi que plusieurs officiers généraux, dont l’amiral Bernard Rogel, chef d’état-major de la marine. En effet, ces objets sont désormais transmis, chaque année, au BPC qui reprend les traditions de l’ancienne Jeanne d’Arc.

Le BPC Dixmude

Le BPC Dixmude

La FASM Georges Leygues et l'EDAR 2

La FASM Georges Leygues et l'EDAR 2

Marc Laffineur, secrétaire d'Etat auprès du ministre de la Défense et des Anciens combattants et l'amiral Bernard Rogel, chef d'état-major de la Marine

Marc Laffineur, secrétaire d'Etat auprès du ministre de la Défense et des Anciens combattants et l'amiral Bernard Rogel, chef d'état-major de la Marine

Bloc Officiers-Elèves EN 2009

Bloc Officiers-Elèves EN 2009

La hallebarde de la Jeanne remise au capitaine de vaisseau Guillaume Goutay

La hallebarde de la Jeanne remise au capitaine de vaisseau Guillaume Goutay

Un groupe interarmées

Durant près de cinq mois, les officiers-élèves seront intégrés aux équipages du BPC et de la frégate. La « promotion » est constituée de 94 enseignes de vaisseau de l’Ecole navale (promo EN 2009) ou recrutés sur titre, 8 commissaires-élèves, 6 administrateurs des Affaires maritimes, 9 médecins des armées, ainsi que 15 officiers-élèves et un commissaire-élève étrangers venant d’Allemagne, de Belgique, du Bénin, du Brésil, du Cameroun, d’Espagne, du Gabon, d’Indonésie, du Koweït, de Madagascar, de Malaisie, du Maroc, du Royaume-Uni, du Togo et de la Tunisie. « Plongés au cœur du métier de marin dans un contexte opérationnel, ils auront l’occasion de développer leur sens du travail en équipe et d’affirmer leur capacité de prise de décision, inhérente au métier d’officier de marine », explique la Marine nationale. Ils évolueront également dans un cadre interarmées, le BPC accueillant aussi un groupement tactique embarqué (GTE) de l’armée de Terre, comprenant 210 hommes et des véhicules, dont des blindés. Cette composante de la 9ème brigade légère blindée d’infanterie de marine est notamment constituée d’une compagnie d’infanterie du 2ème régiment d’infanterie de Marine du Mans, un peloton de cavalerie légère blindée du régiment d’infanterie-char de Marine de Poitiers, une section mortier de 120 mm du 11ème régiment d’artillerie de Marine de La Lande d’Ouée et une section de sapeurs de Marine du 6ème régiment du génie d’Angers. «Le déploiement du groupe amphibie Jeanne d’Arc est une mission interarmées à vocation de préparation opérationnelle. Pour le groupement tactique embarqué, il s’agit de s’entraîner aux opérations amphibies, dans un cadre national ou international» explique le lieutenant colonel Carpentier, commandant du GTE.

Gazelle et Puma de l'ALAT

Gazelle et Puma de l'ALAT

Alouette III

Alouette III

Engin de Débarquement Amphibie Rapide (EDAR)

Engin de Débarquement Amphibie Rapide (EDAR)

Chaland de Transport de Matériel (CTM)

Chaland de Transport de Matériel (CTM)

 

 

Un EDAR, Deux CTM et 5 hélicoptères

La mission Jeanne d’Arc n’a, en effet, pas uniquement pour but de former les élèves à la mer. Il s’agit d’un véritable déploiement opérationnel, les bâtiments étant amenés à évoluer dans des zones sensibles et à participer à différentes missions, comme la lutte contre la piraterie et les trafics illicites, la surveillance maritime et, éventuellement, la projection de force, l’évacuation de ressortissants ou l’aide humanitaire. Pour les opérations de débarquement, le Dixmude, livré en janvier à la marine, embarque le second engin de débarquement amphibie rapide (EDAR) de la flottille amphibie, ainsi que deux chalands de transport de matériel (CTM). Le groupe aérien du BPC est, quant à lui, constitué de 5 hélicoptères, soit une Alouette III de l’aéronautique navale, ainsi que deux Puma et deux Gazelle de l’Aviation légère de l’armée de Terre (ALAT).
Dès demain, tous ces moyens doivent être engagés dans un exercice amphibie au large de la Corse. Le groupe Jeanne d’Arc mettra ensuite le cap vers la Méditerranée occidentale puis, via le canal de Suez, la mer Rouge et l’océan Indien, avant de gagner l’Atlantique au printemps, de passer par l’Amérique latine et le golfe de Guinée, avant de revenir en France cet été. Plusieurs escales sont prévues, notamment en Afrique du sud et au Brésil. A l’occasion de ce déploiement, le premier pour le Dixmude et l’EDAR 2, le groupe Jeanne d’Arc sera intégré à plusieurs opérations, notamment Atalante (lutte contre la piraterie) au large de la Somalie et Corymbe (présence permanente en Afrique de l’ouest).

Sacrifiez-vous, Tenez !

Sacrifiez-vous, Tenez !

-> article original : Mer&Marine, Photos : Mer&Marine, Jean-Louis Vennes

Départ de la Mission « Jeanne d’Arc 2012 »


Le 5 mars 2012, M. Marc Laffineur, secrétaire d’État auprès du ministre de la Défense et des Anciens combattants, l’amiral Bernard Rogel, chef d’État-major de la Marine et de nombreuses autorités civiles et militaires se sont rendus à bord du bâtiment de projection et de commandement (BPC) Dixmude pour la cérémonie de départ de la Mission «Jeanne d’Arc 2012». Appareillage de Toulon pour une mission de formation des officiers-élèves de l’École navale et de l’École des officiers du commissariat de la Marine qui durera près de 5 mois.

La Mission «Jeanne d’Arc» est un déploiement à plusieurs dimensions. Former les officiers de Marine de demain, les mettre en condition opérationnelle au sein des équipages mais également expérimenter les capacités militaires du BPC Dixmude pris en charge par la Marine le 3 janvier 2012 ainsi que celles du tout nouvel engin de débarquement amphibie rapide (EDAR).

La Mission «Jeanne d’Arc» est également l’occasion pour le groupement tactique embarqué de s’entraîner aux opérations amphibies loin des côtes françaises, en coopération avec des forces armées étrangères.

Enfin, les officiers-élèves prendront pleinement part aux activités opérationnelles assignées aux unités du groupe Jeanne d’Arc, durant la participation du groupe à l’opération européenne de lutte contre la piraterie Atalante ou l’opération Corymbe de pré-positionnement permanent d’une unité de la Marine dans le Golfe de Guinée.

 

 

Officiers-Elèves avant appreillage

Officiers-Elèves avant appareillage

Garde d'honneur du Dixmude

Garde d'honneur du Dixmude

L'amiral Rogel et M. Laffineur à bord du Dixmude

L'amiral Rogel et M. Laffineur à bord du Dixmude

Remise de la hallebrade de la Jeanne

Remise de la hallebarde présente auparavant sur la Jeanne d'Arc

M. Marc Laffineur et l'amiral Bernard Rogel passent les troupes en revue

M. Marc Laffineur et l'amiral Rogel passent les troupes en revue

Ecusson Devise du Dixmude

Écusson présentant la devise du Dixmude: Sacrifiez-vous, Tenez !

Le Dixmude sous le pont de Saint Nazaire

Le Dixmude sous le pont de Saint Nazaire

Le bâtiment de projection et de commandement Dixmude prend le large

Depuis février 2011 et l’arrivée du noyau d’équipage à Saint-Nazaire sur le chantier du Dixmude, «tout n’a fait que s’accélérer» avoue le CV Guillaume Goutay, commandant le groupe Jeanne d’Arc 2012 et le BPC Dixmude . Le challenge du suivi de la construction, du déroulement des premiers essais à la mer et de la finition du BPC avec 4 mois d’avance sur le programme fut une source de satisfaction intense pour le pacha du dernier né de la Marine.

«La Mission Jeanne d’Arc 2012 aussi est emblématique» confie le CV Guillaume Goutay. «Elle a su adapter son calendrier à celui du BPC fraîchement pris en charge par la Marine le 3 janvier dernier et dont la qualification opérationnelle est obtenue 3 semaines avant l’appareillage, elle commence son programme de formation à terre à Lanvéoc en se concentrant sur le volet académique, elle transforme la mission de formation en véritable « mise en condition opérationnelle » pour les officiers-élèves, elle appareille de Toulon» .

Le CV Goutay, issu de la promotion 87 de l’ École navale, ne cache pas sa fierté et son enthousiasme à commander ce groupe à la dimension résolument interarmées, «hétérogènes de prime abord, mais dont la motivation pour le succès de la mission est forte». Son rôle: «faire travailler en harmonie toutes les composantes du groupe Jeanne d’Arc, un challenge passionnant».

Retour de mission de la fregate Georges Leygues le 03-08-2011

Retour de mission de la fregate Georges Leygues le 03-08-2011

La frégate anti-sous-marine Georges Leygues , l’ange-gardien du groupe Jeanne d’Arc

«Au plan opérationnel, le Georges Leygues assure la fonction d’escorteur du BPC et donc sa protection contre les menaces potentielles, au-dessus et en-dessous du dioptre, même s’il peut être éventuellement détaché pour remplir des missions spécifiques sur un théâtre, selon les besoins du contrôleur opérationnel» explique le CF Jean-Marin d’Hébrail, commandant la Fasm Georges Leygues .

«Du point de vue pédagogique» précise-t-il, «sa présence aux côtés du BPC permet de réaliser des indispensables exercices conjoints entre les deux bâtiments que sont les manœuvres nautiques (présentation pour le ravitaillement à la mer, navigation en convoi) et tactiques (dispositif de défense contre les différentes menaces, échanges d’information et transmissions d’ordres, etc.)» . Concrètement, un quart de la promotion des officiers-élèves embarque à tour de rôle sur le Georges Leygues sur des périodes de mer d’une dizaine de jours. À bord, la formation est axée sur la pratique où ils seront repartis entre les différentes fonctions de quart (en passerelle de navigation, en machines, au central opérations…) et les chaînes fonctionnelles et se voient enseigner in situ le travail qui leur sera demandé en tant que futurs chefs de service ou capitaine de compagnie.

Enfin, l’avantage indéniable pour les officiers-élèves est de naviguer à bord de deux bâtiments particulièrement complémentaires. «D’un côté le BPC, bâtiment d’exception, moderne, convoité par de nombreux pays, très sollicité dans les conflits actuels et fer de lance des opérations interarmées qui constituent la norme aujourd’hui» décrit le CF d’Hébrail. «De l’autre, le Georges Leygues, un bâtiment plus ancien, rustique et peu automatisé mais doté de tous les senseurs et armements représentatifs de nos frégates, excellent cadre pédagogique de début de carrière» conclut-il.

Le stage d’application à la mer, une mise en condition opérationnelle des officiers-élèves

Le CF Etienne Knapp, directeur de l’école d’application des officiers de Marine, aborde avec enthousiasme, humilité et ambition la Mission «Jeanne d’Arc 2012». «Enthousiasme de côtoyer des jeunes officiers impatients de commencer leur vie professionnelle» confie tout d’abord le CF Knapp, «humilité ensuite, face à leur exigence et à nos propres lacunes et ambition enfin, de terminer la formation initiale des futurs cadres de la Marine, de participer à leur orientation professionnelle et de les amener plus haut que là où nous sommes».

Comme il aime à le présenter, la formation n’est pas l’apanage de la structure légère qui embarque avec les officiers-élèves. «Chaque membre d’équipage s’investit dans leur formation, une formation qui dépasse l’enseignement nécessaire de connaissances techniques mais s’attache d’abord à apporter aux jeunes officiers la force morale qui leur permettra de commander et d’être commandé ».

La Mission «Jeanne d’Arc» ne saurait se réduire à la réalisation d’heures de quart et à l’organisation de cours. Pour cette raison, le volume des cours formels organisés en mer a baissé de 30%. Le temps libéré permet d’intégrer les jeunes officiers au sein des équipages. «Il ne s’agit pas de transmettre moins de connaissances, mais de les transmettre de façon différente» explique le CF Knapp

Essais EDA-R du-16.11.11-48

Essais EDA-R du-16.11.11-48

La flottille amphibie déploie le tout nouvel engin de débarquement amphibie rapide (EDAR) et deux chalands de transport de matériel (CTM).

La présence d’un détachement de la Flophib (flottille amphibie) et la programmation de nombreuses activités à dominante amphibie permettent de sensibiliser fortement les officiers-élèves sur les spécificités de ces opérations, qui ne leur sont pas enseignées de manière académique. «En côtoyant les équipes de reconnaissance de plage et les équipages d’engin de débarquement amphibie» décrit le lieutenant de vaisseau Vincent Boulier, commandant la flottille amphibie, «ils appréhenderont le «dur» de l’amphibie, c’est-à-dire du radier à la plage : des environnements déjà très particuliers et très complexes, tout en transportant une autre armée».

La Mission «Jeanne d’Arc 2012» a également la particularité d’être le cadre idéal à la vérification des caractéristiques militaires de l’EDA-R, en raison de la variété des espaces aéromaritimes et des zones de déploiement traversées, qui «permettra sans aucun doute d’éprouver l’EDA-R dans de nombreuses situations» se réjouit le LV Boulier pour qui l’EDA-R est «un engin révolutionnaire dont [il attend] surtout de pouvoir montrer tout son potentiel, dans les opérations amphibies comme dans d’autres missions où il pourrait s’avérer également très utile»…

L’ Alouette III , fidèle au groupe Jeanne d’Arc

Depuis la première campagne du porte-hélicoptères Jeanne d’Arc , les hélicoptères Alouette de la Marine nationale embarquent pour la formation des officiers-élèves. «L’hélicoptère est un moyen privilégié du bâtiment pour avoir une vision élargie de la situation navale» explique l’EV1 Johanne Dupont, chef du détachement de l’escadrille 22S.

Alouette III

Alouette III

L’emploi d’un hélicoptère permet de faire découvrir le travail aéro-maritime aux officiers-élèves et d’entraîner les marins des deux bâtiments du groupe Jeanne d’Arc aux opérations (comme la visite de bâtiment, la lutte contre la menace aérienne…).

Les personnels navigants de l’aéronautique navale et les membres du détachement sont des spécialistes du milieu aéro-maritime et habitués aux contraintes liées à l’emploi d’un hélicoptère dans le milieu maritime.

Ainsi, le détachement de l’escadrille 22S fait également office de «guide» auprès des détachements embarqués des autres armées comme celui de l’ALAT (Aviation légère de l’armée de Terre), composé de 2 Puma et 2 Gazelle .

Enfin, conclut l’EV1 Dupont, «la vie d’un détachement embarqué revêt plusieurs facettes qu’il va être intéressant d’aborder auprès des officiers-élèves notamment : la formation des pilotes et des membres d’équipages, le travail conjoint avec le bâtiment pour le maintien des qualifications de chacun ainsi que des aspects plus organiques et relationnels comme la gestion du personnel et le maintien du lien entre le détachement embarqué et son unité organique» .

L’amphibie, terrain de coopération entre marins et des terriens : «l’interarmées, une évidence qui ne peut que se renforcer»

La participation de l’armée de Terre a été initiée dès le premier déploiement de la Mission «Jeanne d’Arc» sur BPC en 2010. C’était alors à bord du BPC Tonnerre . Le LCL Carpentier, commandant le groupe tactique embarqué de la Mission «Jeanne d’Arc 2012» y était et revient pour cette 3ème édition. «Le déploiement du groupe amphibie Jeanne d’Arc est une mission interarmées à vocation de préparation opérationnelle. Pour le groupement tactique embarqué (GTE), il s’agit de s’entraîner aux opérations amphibies, dans un cadre national ou international» .

L’action du GTE auprès des officiers-élèves consiste donc à montrer les capacités de l’armée de Terre, ses savoir-faire et permettre d‘appréhender les contraintes propres à chaque armée. «La 9 ème brigade d’infanterie de marine a effectivement vocation à intervenir depuis la mer et développe une expertise dans le domaine de l’amphibie en s’entraînant régulièrement avec la Marine nationale comme avec les marines étrangères et notamment celle de Grande-Bretagne» précise le LCL Carpentier.

La brigade du «grand Ouest» comme on l’appelle fournit les éléments du GTE de la Mission «Jeanne d’Arc 2012» avec notamment une compagnie d’infanterie du 2ème régiment d’infanterie de Marine du Mans, un peloton de cavalerie légère blindée du régiment d’infanterie-char de Marine de Poitiers, une section mortier de 120 mm du 11ème régiment d’artillerie de Marine de La Lande d’Ouée et une section de sapeurs de Marine du 6ème régiment du génie d’Angers.

EV1 Marine Monjardé

Sources : © Marine nationale

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