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Le SIRPA m’a tuer

Rions un peu en 2014…

Pour des besoins de démonstration, j’avais créé il y a quelques semaines le compte twitter @colsbleus.

Non pour embêter qui que ce soit (je les adore colsbleus, la preuve, je suis peut-être le dernier abonné payant) mais afin de conduire quelques tests, j’y publiais ainsi régulièrement la couv’  des derniers numéros et des informations relatives à la marine. Cela mettait en évidence que dans tous les process de curation / community management, le problème n’est pas l’outil et a rarement une cause technique : le problème c’est l’humain et sa disponibilité.

Home Pge cols bleus

Home Page Cols Bleus

Bref, j’occupais l’espace … en attendant la venue prochaine du fameux site de Cols Bleus annoncé d&ébut janvier sur http://www.colsbleus.fr (attention, http://colsbleus.fr en clair, c’est juste si vous voulez pirater le messagerie… mais c’est interdit). En https, vous vous apercevrez que c’est hébergé sur un serveur mutualisé de chez OVH.

A mon retour de vacances, je découvrais que le compte avait été suspendu…

mon @colsbleus

mon @colsbleus

 Diantre … WTF qu’avait-il donc bien pu se passer ? Depuis le temps que je publie des âneries sur Twitter (que j’utilise comme gestionnaire de notes/liens en ligne), il ne m’était jamais arrivé pareille déconvenue.

Après quelques recherches, je m’apercevais que le nouveau @colsbleus avait été livré et arborait fièrement les couleurs du SIRPA Marine.

Y’a pas à dire … c’est beau 🙂 Il y en a qui n’ont vraiment honte de rien …

Colsbleus Officiel made in SIRPA

Colsbleus Officiel made in SIRPA

 

Bon, du coup il va falloir que je lise et comprenne les règles d’utilisation de Twitter pour savoir laquelle ou lesquelles j’ai enfreint (usurpation d’identité j’imagine)  et supprimer le compte délictueux… mais subtilité du process, pour supprimer il faut que je puisse modifier l’état « suspendu » du compte. Dans l’attente du retour de Twitter à mes interrogations …

 

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De bonnes nouvelles des FREMM

La frégate « D 601 » (futur « Mohammed VI ») a accosté au ponton Fremm, vendredi. |

La frégate « D 601 » (futur « Mohammed VI ») a accosté au ponton Fremm, vendredi.

C’est Mer&Marine qui le dit, La FREMM n°2 aka D601 sera livrée le lundi 25 novembre à Brest :

Construite par le site DCNS de Lorient, la nouvelle frégate marocaine sera livrée le 25 novembre, non pas dans le port morbihannais, mais à Brest. Très voisin des frégates multi-missions (FREMM) réalisées pour la marine française, le Mohammed VI présente le même gabarit, soit 142 mètres de long pour 20 mètres de large et un déplacement de 6 000 tonnes en charge. Armé par une centaine de marins, ce bâtiment pourra notamment mettre en œuvre 8 missiles antinavire Exocet MM40 Block3, 16 missiles surface-air Aster 15, une tourelle de 76mm, de l’artillerie légère et un hélicoptère Dauphin.

Le nouveau bâtiment amiral de la flotte royale marocaine, porte le nom du souverain du pays, sera le plus grand et le plus puissant bâtiment de combat du continent africain.

Sur son blog, Philippe Chapleau, reprenant un article de Ouest-France Brest nous en dit un peu plus :

Elle est à quai à Brest depuis une semaine! Mes collègues de Brest l’avaient annoncé dès lundi… Mais sa présence n’est pas fortuite. Le Maroc va prendre livraison de la FREMM Mohammed VI, lundi matin. Le frère du roi du Maroc sera présent et il sera accueilli par le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian. Transfert de pavillon et signature de la livraison sont au programme de la journée qui marque l’aboutissement d’un long processus commencé en 2008.

Ouest-France avait déjà salué l’arrivé du Mohammed VI à Brest le 17 novembre

Vendredi après-midi, la frégate D 601(future Mohammed VI) destinée à la Marine Royale Marocaine a accosté au ponton des Fremm, dans la base navale pour quelques jours. Commande signée le 18 avril 2008, la frégate multimission, seconde de la série des Fremm, a été mise sur cale par la DCNS Lorient, en mai 2010. La moitié de la coque a été construite par la DCNS Brest.

Actuellement, en fin de travaux, essais et formation de l’équipage, la frégate sera le futur fleuron de la Marine Royale Marocaine. Contrairement aux Fremm françaises, elle ne devrait pas avoir de missiles de croisière MDCN. Elle aura un système de transmission intégré Aquilon, système de transmission par satellite américain. Caractéristiques générales identiques aux frégates françaises, la D 601 pourra embarquer un hélicoptère Panther.

Les autres nouvelles relatives aux FREMM :

DCNS-FREMM-Aquitaine

DCNS-FREMM-Aquitaine

  • – le méga contrat Sawari III  pour l’Arablie Saoudite

Et selon des sources concordantes, les deux pays ont récemment entamé des négociations sur le projet de vente de six frégates multimissions FREMM et de cinq à six sous-marins dans le cadre du programme Sawari III. Un mégacontrat estimé à 10 milliards d’euros minimum – certains évoquent même des montants faramineux entre 15 et 20 milliards d’euros.

  • – non, il n’y a pas de problème de conception sur les échappements des diesel-alternateurs de l’Aquitaine comme l’annonçait Mer&Marine 

La première frégate multi-missions française a été contrainte d’interrompre son programme d’essais et d’entrainement suite à un problème technique. L’Aquitaine, qui n’a semble-t-il pas quitté son quai toulonnais depuis deux semaines, rencontre un souci sur le système d’échappement des moteurs diesels logés dans un compartiment situé à l’avant du bateau. Des machines qui ne sont pas, contrairement aux deux autres diesels alternateurs installés dans un second compartiment, à l’arrière, reliées à une cheminée. Les échappements des DA avant se font au moyen d’ouvertures intégrées dans la coque, près de la ligne de flottaison. Une disposition qui explique que la FREMM, lorsqu’elle navigue dans des eaux relativement froides, dégage souvent un panache de vapeur blanche, qui se transforme parfois en véritable écran de fumée.

 Le problème ne se situe apparemment pas à ce niveau. En fait, il y aurait eu une entrée d’eau de mer dans le compartiment avant, peut-être justement via ces échappements. La Marine nationale, en lien avec DCNS, a décidé, une fois le bâtiment de retour à Toulon, de mener les investigations techniques nécessaires, permettant de déterminer l’origine du problème. Dans tous les cas, militaires et industriels se donnent le temps d’identifier ce qui ne fonctionne pas et d’y apporter les corrections nécessaires. En attendant, l’Aquitaine reste à quai et ne participera pas, comme  prévu, au prochain exercice Gabian réunissant des unités varoises de la Force d’Action Navale. Aucun calendrier n’est pour le moment avancé quant au retour à la mer de la tête de série du programme FREMM, livrée fin 2012 par DCNS. 

Avant de corriger le lendemain :

C’est en fait une erreur humaine qui a entrainé, le 22 octobre, une entrée d’eau de mer dans le compartiment machine avant de la frégate Aquitaine. Le bâtiment, tête de série du programme des frégates multi-missions (FREMM), ne présente donc pas de problème de conception. L’eau s’est engouffrée par les échappements des diesels alternateurs qui, dans le compartiment avant, ne débouchent  pas dans une cheminée (contrairement aux deux DA du compartiment arrière) mais sur des ouvertures dans la coque, juste au dessus de la ligne de flottaison. En temps normal, le système de conduite du bâtiment, particulièrement automatisé, empêche toute entrée d’eau, quelque soit l’état de la mer. Dans le cas présent, l’incident ne s’est pas produit au cours d’une navigation mais à quai, à l’occasion d’une opération de maintenance, pendant laquelle une mauvaise manipulation s’est produite. 

L’entrée d’eau n’a pas été très importante mais les deux moteurs diesels ont été mouillés et, le sel ne faisant pas très bon ménage avec la mécanique, DCNS a été chargé par la Marine nationale de nettoyer les DA du compartiment avant et vérifier leur bon fonctionnement.

La première FREMM française, dont le programme d’essais et d’entrainement a été entre temps suspendu, devrait reprendre la mer en décembre. 

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Tout sur la première sortie de la Normandie

 

FREMM-Normandie devant Port Louis

FREMM-Normandie devant Port Louis

http://fr.dcnsgroup.com/2013/10/25/dcns-debute-les-essais-en-mer-de-la-fregate-multimissions-fremm-normandie/

http://www.dsi-presse.com/?p=6229

http://www.infosdefense.com/la-premier-sortie-a-la-mer-de-la-fremm-normandie-52781/comment-page-1/#comment-8999

http://www.francebleu.fr/infos/fregate/premiere-sortie-la-mer-pour-la-fregate-fremm-normandie-avant-differents-essais-la-mer-964108

http://www.defense-aerospace.com/cgi-bin/client/modele.pl?prod=148987&shop=dae&modele=release

http://www.journal-aviation.com/actualites/24700-la-fremm-normandie-debute-ses-essais-en-mer#abo

 

 

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Nouvelles de la semaine du 14 au 20

Juste pour mémoire:

– essais retardés pour la Normandie (problème technique)

– pose du mât sur la Provence

– retour de Frontex pour l’Adroit

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Installation du Narwhal sur la FREMM Normandie

Narwal remote-controlled naval gun at BRIDEX_2011

Narwhal remote-controlled naval gun at BRIDEX_2011

Comme cela était pressenti dès octobre 2001, le nouveau canon télé-opéré de Nexter est en cours d’installation sur la seconde frégate multi-missions de la Marine nationale.

Actuellement en achèvement à flot sur le site DCNS de Lorient, la Normandie débutera ses essais en mer dans les prochaines semaines. Elle sera la première FREMM à mettre en œuvre le Narwhal, avec deux systèmes logés de part et d’autre du hangar hélicoptère en remplacement des deux mitrailleuses de 12,7 mm.

Développé par Nexter avec des briques de technologies éprouvées (tourelle de l’hélicoptère Tigre, affûts manuels marine), ce nouveau système, doté d’un affût de 20mm, est gyrostabilisé et dispose d’une fonction de poursuite automatique couplées à un télémètre laser. Conçu pour la lutte contre les menaces asymétriques, le Narwhal offre, selon Nexter, une grande précision quelque soient les conditions de mer, une puissance de feu bien supérieure à des systèmes de 12.7mm et une capacité de réponse dans la frappe quasi-identique à du calibre 30 ou 40mm. Le Narwhal peut fonctionner en mode totalement automatique, sans servant et sans obligation d’intégration au système de combat du bâtiment porteur (il ne sera d’ailleurs pas couplé au SDC des FREMM). Pour se faire, le système dispose de sa propre conduite de tir et d’un ensemble de caméras jour/nuit (TV/IR). 

En dehors de la marine française, Nexter compte vendre son nouveau canon naval à l’export. Si le Maroc ne l’a finalement pas retenu pour sa FREMM, le Mohammed VI, que DCNS livrera fin novembre, le groupe d’armement français espère qu’il sera retenu pour équiper les six patrouilleurs récemment vendus au Mozambique par CMN.

Concernant les FREMM, dont 11 unités doivent être construites pour la flotte française, l’Aquitaine, tête de série du programme, recevra ses Narwhal ultérieurement, à l’occasion d’un arrêt technique.

 

Très largement inspiré de cet article de Mer & Marine.

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DCNS qui rie, DCNS qui pleure

FREMM Normandie

FREMM Normandie

En ce jour de mis à l’eau de la FREMM Provence, les nouvelles sont plutôt contrastées pour DCNS.

Alors que le PDG, Patrick Boissier exposait hier devant la commission de la Défense de l’Assemblée nationale lors d’une session d’examen de la loi de programmation militaire, il a confirmé  avoir remporté un contrat de 750 millions d’euros pour rénover des frégates en Arabie saoudite. En revanche, il se désolait de la loi de programmation militaire qui va provoquer la remise en cause des programme Barracuda et Fremm et coûtera jusqu’a 1,2 milliard d’euros. Plus de 1 000 emplois directs ou indirects sont selon lui menacés.

 

DCNS confirme un contrat de 750 millions d’euros en Arabie saoudite
Dépêche AFP, publiée le 18/09/2013 à 15:47 et mise à jour à 15:47

« On est en train de finaliser le contrat LEX pour l’entretien et la rénovation des frégates Sawari I, contrat qui fera 750 millions à peu près pour DCNS« , a déclaré Patrick Boissier devant la commission de la défense de l’Assemblée nationale. 

Ce contrat LEX (Life extension Sawari I) porte sur la modernisation de quatre frégates de classe Al Medinah et de deux pétroliers ravitailleurs de classe Boraida, mis en service en 1985-1986. 

Le site économique La Tribune avait annoncé fin août la victoire de DCNS et de ses partenaires Thales et MBDA sur ce contrat, attendu depuis plusieurs années. La Tribune évaluait l’ensemble à un milliard d’euros, ce qui avait été confirmé à l’AFP de source officieuse. 

DCNS tablait sur ce succès pour se positionner sur les prochaines acquisitions de la marine saoudienne.  

« L’Arabie saoudite veut des nouvelles frégates, veut des sous-marins, il faut qu’on se bagarre pour être présents dans ce pays où la France a toujours eu un rôle significatif dans le domaine naval« , a déclaré M. Boissier.  

Il déposait devant la commission parlementaire dans le cadre de l’examen du projet de Loi de programmation militaire 2014-2019 qui étale les commandes du ministère de la Défense auprès des industriels. 

D’après M. Boissier, le chiffre d’affaires de DCNS « dépassera largement les 3 milliards d’euros » cette année et son carnet de commandes s’approche des 15 milliards.

 

FREMM Provence

FREMM Provence

DCNS touché de plein fouet par la loi de programmation militaire
Article d’Alain Ruello paru dans Les echos le 18/09 à 13:56

On sait gérer, mais pas sans casse. C’est, en substance, le message que Patrick Boissier, le PDG de DCNS, a livré ce mercredi devant la commission de la Défense de l’Assemblée nationale lors d’une session d’examen de la loi de programmation militaire. Et ces conséquences, à en croire le patron du groupe naval militaire, sont plutôt sombres : les remises en causes des programmes de sous-marins Barracuda et de frégates multi-missions Fremm coûteront à l’Etat jusqu’à 1,2 milliard d’euros et fragiliseront un millier d’emplois, directs ou indirects.
Compte tenu des contraintes budgétaires qui pèsent sur les finances publiques, DCNS ne pouvait pas échapper à la tempête. S’il a estimé que la loi de programmation préserve l’essentiel, Patrick Boissier n’a pas caché l’ampleur des conséquences sur « ses » grands programmes du groupe naval. Par leur masse financière, ils étaient des candidats naturels aux mesures d’économies.
Deux ans de plus pour les Barracuda
Pour économiser sa trésorerie, le ministère de la Défense use de la seule recette à sa disposition, à savoir étaler les cadences de livraisons. Ainsi, a détaillé Patrick Boissier, le programme Barracuda va prendre deux ans de plus pour être mené à son terme. La livraison du premier exemplaire va glisser de six mois, de 12 mois et 18 mois respectivement pour les deux suivantes, et de deux ans pour les trois dernières. Surcoût total : 300 millions d’euros, et jusqu’à 500 emplois menacés, à Cherbourg principalement, même si des commandes de sous-marins Scorpène pourraient atténuer les dégâts.
En ce qui concerne les Fremm, l’ambiance n’est pas joyeuse non plus. DCNS est liée avec la DGA par un contrat portant sur la construction de 11 frégates, à raison d’une livrée tous les dix mois (la première l’a déjà été). A ce stade, la loi de programmation en prévoit six d’ici à 2019, mais avec quatre mois de plus entre chaque livraison. Facture additionnelle : 450 millions, soit le coût d’une frégate.
Trois Fremm à la trappe ?
« Le passage de 17 à 11 Fremm avait déjà coûté l’équivalent d’une frégate. Le décalage de livraison de sept à dix mois, une frégate supplémentaire. Si l’on passe de 10 à 14 mois, alors tout cela aura coûté le prix de trois frégates », a résumé Patrick Boissier. Côté emploi, ce dernier estime l’impact à 500 postes (1.000 si, comme il se murmure, on passait non pas à 14 mois, mais à 18 mois). Là encore, des commandes à l’exportation seraient bienvenues pour le maintien des emplois.
Mais il y a pire, a ajouté Patrick Boissier, devant des députés très sensibles en tant qu’élus locaux aux conséquences sociales dans leurs circonscriptions. Si les trois dernières des 11 Fremm prévues devaient passer à la trappe, alors la facture s’alourdira de 900 millions d’euros. L’annulation de la commande de 3 frégates ne permettrait alors d’économiser que le prix… d’un seul navire !

Le site Atlantico relève aussi dans son édition du 18 septembre ce « gaspillage » de 1,2 milliards d’euros:

Les remises en causes des programmes de sous-marins Barracuda et de frégates multi-missions Fremm coûteront à l’Etat jusqu’à 1,2 milliard d’euros et fragiliseront un millier d’emplois, directs ou indirects. Ce sont les conséquences de la loi de programmation militaire à en croire Patrick Boissier, le PDG de DCNS qui s’est exprimé ce mercredi devant la commission de la Défense de l’Assemblée nationale. Les contraintes budgétaires pèsent sur les finances publiques. DCNS ne pouvait pas y échapper. Par la masse financière d’argent en jeu, DCNS était candidat aux mesures d’économie. S’il a estimé que la loi de programmation préserve l’essentiel, Patrick Boissier n’a pas caché l’ampleur des conséquences sur « ses » grands programmes du groupe naval. Les Barracuda Pour économiser sa trésorerie, le ministère de la Défense use de la seule recette à sa disposition, à savoir étaler les cadences de livraisons. Le programme Barracuda prendra deux ans de plus pour être mené à son terme. La livraison du premier exemplaire va glisser de six mois, de 12 mois et 18 mois respectivement pour les deux suivantes, et de deux ans pour les trois dernières. Surcoût total : 300 millions d’euros, et jusqu’à 500 emplois menacés, à Cherbourg principalement, même si des commandes de sous-marins Scorpène pourraient atténuer les dégâts. Les Fremm DCNS est liée avec la DGA par un contrat portant sur la construction de 11 frégates, à raison d’une livrée tous les dix mois (la première l’a déjà été). La loi de programmation en prévoyait six d’ici à 2019. Néanmoins les livraisons seront espacés d’un délai supplémentaire à savoir quatre mois entre chacun. Le coût de ce décalage est de 450 millions, soit le coût d’une frégate. « Le passage de 17 à 11 Fremm avait déjà coûté l’équivalent d’une frégate. Le décalage de livraison de sept à dix mois, une frégate supplémentaire. Si l’on passe de 10 à 14 mois, alors tout cela aura coûté le prix de trois frégates », a résumé Patrick Boissier. Côté emploi, ce dernier estime l’impact à 500 postes (1.000 si, comme il se murmure, on passait non pas à 14 mois, mais à 18 mois). Là encore, des commandes à l’exportation seraient bienvenues pour le maintien des emplois. Mais il y a pire, a ajouté Patrick Boissier, devant des députés très sensibles en tant qu’élus locaux aux conséquences sociales dans leurs circonscriptions. Si les trois dernières des 11 Fremm prévues devaient passer à la trappe, alors la facture s’alourdira de 900 millions d’euros. L’annulation de la commande de 3 frégates ne permettrait alors d’économiser que le prix… d’un seul navire !

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La FREMM Provence mise à l’eau à Lanester

Mise à l'eau de la FREMM Provence

Mise à l’eau de la FREMM Provence

Grosse animation aujourd’hui sur les bords du Scorff à l’occasion de la mise à l’eau de la 4ème FREMMM française (dont une pour le Maroc). 

A ce jour, ce sont donc cinq frégates multimissions  qui sont en cours de réalisation sur le site DCNS de Lorient après que l’Aquitaine ait rallié Brest: 
• la  Mohammed VI, deuxième de série, qui sera livrée à la Marine Royale du Maroc avant la fin de l’année 2013,
• la Normandie, troisième de série, qui a été mise à flot en octobre 2012 et qui effectuera sa première sortie à la mer au cours des prochaines semaines,
• la Provence, quatrième de série, qui vient d’être mise à flot,
• la Languedoc, cinquième de série, va être prochainement assemblée en forme de construction, en lieu et place de la Provence, 
• la sixième de série, l’Auvergne, dont la construction a débuté en août 2012, figure actuellement à l’état de blocs en pré-armement.

 
Le scénario de l’opération :
  • 8h30 : mise en eau
  • 10h30 : abaissement de la porte clapet
  • 14h15 : déséchouage
  • 15h15 : prise en charge par les remorqueurs
  • 16h15 : sortie
  • 16H45 : accostage sur le quai voisin à la Provence y recevra ses derniers équipements, notamment des éléments de mature et des lanceurs de missiles.

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10 ans après, le retour des fiancements innovants pour FREMM et GOWIND

L'Aquitaine devant Larmor

L’Aquitaine devant Larmor

Selon un article de Michel Cabirol dans La Tribune, Bercy étudierait avec des banques, un véhicule ad hoc pour faciliter des exportations d’armements en leasing. Le groupe naval DCNS propose deux frégates FREMM à la Grèce et deux corvettes Gowind à Chypre en leasing.

Il est assez troublant de voir l’absence de chemin parcouru depuis 2003, époque à laquelle il fût déjà question de ces mécanismes pour le financement des FREMM.

L’escale de l’Adroit à Limassol en janvier 2013 et le serpent de mer des 6 FREMM grecques trouveraient-il des issues très intéressantes pour DCNS sous peu ?

L’avenir nous le dira, en attendant l’actualité du moment, c’est la mise à flot de la Provence.

 

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L’Adroit de DCNS pourrait définitivement accoster en Uruguay

Ca faisait pas mal de temps que je ne vous avais pas parlé de l’Adroit, n’est-ce pas ?

Exactement, depuis Octobre 2012 époque à laquelle il avait perdu son drône au cours de son périple vers l’Afrique du Sud.

Souvenez-vous : suite au crash du premier drone, qui s’était abîmé en mer au large de l’Afrique en août 2012, l’expertise technique menée par la DGA et l’industriel avait conclu que la responsabilité des marins français n’était pas engagée. La Direction Générale de l’Armement, qui a acquis le Camcopter S-100 et le met à disposition de la Marine nationale, avait donc pu faire jouer la garantie.  Suite à ce remplacement et la levée de l’interdiction de vol qui avait été imposée par la DGA sur ce type de matériel, le patrouilleur L’Adroit avait donc pu quitter Toulon le 17 janvier 2013 avec son nouveau Camcopter, permettant la poursuite de l’expérimentation de ce type d’engin dans le cadre d’un emploi opérationnel.

La lecture d’un article de Michel Cabirol dans la Tribune de ce jour (reproduit ci-dessous)  me permet de revenir sur l’actualité de l’Adroit dont le prêt pour trois ans à la Marine nationale arrivera bientôt à son terme.

 

Le Patrouilleur de Haute Mer L Adroit

Le Patrouilleur de Haute Mer L Adroit

DCNS, qui a construit sur fonds propres L’Adroit, a désormais acquis la certitude que l’armée française ne pourra pas s’offrir ce patrouilleur hauturier, qui vogue depuis deux ans sous les couleurs de la Marine nationale. Destiné à des missions de sauvegarde maritime, ce navire a été mis à la disposition gracieusement de la Marine nationale pendant trois ans depuis octobre 2011. Ce qui représente un effort sans précédent pour DCNS.

« L’objectif était de démontrer sur les océans du monde entier ses qualités opérationnelles », estimait alors DCNS. « Cette coopération va également contribuer à promouvoir à l’international la pertinence et la valeur opérationnelle des navires de la gamme Gowind », précisait également le groupe naval … et pourquoi pas le vendre in fine à la Marine nationale. Ce ne sera pas le cas.

L’Uruguay intéressée

Du coup, DCNS, qui a déjà vendu le design des Gowind à la Malaisie, cherche un pays qui pourrait être intéressé par un tel navire, qui a fait ses preuves opérationnelles notamment le long des côtes africaines dans une mission de lutte contre la piraterie puis sur l’océan Indien. Cela pourrait être le cas de l’Uruguay, selon des sources concordantes.

Ce petit pays d’Amérique latine pourrait s’offrir deux navires de ce type, dont L’Adroit qui pourrait trouver en Uruguay son port d’attache. D’autant que le programme Gowind reflète les ambitions de croissance de DCNS à l’international sur les marchés des navires militaires de petits et moyens tonnages.

Equipage réduit

Mesurant 87 mètres, le patrouilleur hauturier L’Adroit a une autonomie de 8.000 milles nautiques. Il peut rester plus de trois semaines en haute mer, atteindre une vitesse de 21 nœuds et accueillir un hélicoptère et des drones. Il ne requiert qu’un équipage réduit de 30 personnes et peut transporter en plus une trentaine de passagers. Il dispose d’un large champ de missions grâce à un ensemble de moyens de prévention et d’action nécessaires aux tâches de surveillance et de police en mer : embarcations rapides pour commandos, hélicoptère d’assaut ou de transport, drones de surveillance, intercepteurs de guerre électronique, moyens de communication haut débit et sécurisés, aides au commandement…

Le programme Gowind est une famille de corvettes à vocation littorale et de patrouilleur hauturier (Offshore Patrol Vessel ou OPV) développée par DCNS et destinée à des missions telles que surveillance et souveraineté, contre-piraterie, lutte ASM. La famille Gowind inclut des navires de 85 à 100 mètres et d’un déplacement de 1 100 à 2 400 tonnes.

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Des nouvelles des FREMM ?

Direction l’Italie, très bon article de Mer&Marine sur le sujet à l’occasion de la mise sur cale de la sixième FREMM italienne.

Article qui me permet de mettre à jour mon vieil article sur le nom de FREMM.

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