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Essais de drones depuis L’Adroit

Essais de drones depuis L’Adroit

Quand Mer&Marine donne la réplique au JDB de L’Adroit !

C’est le Journal de Bord de l’Adroit qui ouvre les hostilités le 14 septembre, par cet article agrémenté de photos et d’une vidéo.

L'Adroit

L'Adroit

Programmés de longue date et attendus par l’équipage avec impatience, les essais du drone « CAMCOPTER S100 » se sont tenus la semaine passée au large de Lorient. Développé par la société autrichienne  SCHIEBL, ce drone polyvalent est capable de voler selon une mission programmée, sans aucune action de l’opérateur. Ses systèmes de positionnement (inertiel et GPS) garantissent un niveau de navigation précis et une grande stabilité, conditions nécessaires à un poser sur une plateforme à la mer.

Le S100 harponné sur le pont d’envol

Le S100 harponné sur le pont d’envol

Très impressionnant dans sa livrée rouge (réservée aux modèles « d’expérimentation »), le S100 présente les caractéristiques suivantes :

  • Masse maxi au décollage : 200 Kg
  • Masse à vide : 110 Kg
  • Dimensions : 3m de long 1m de haut et 1,2m de large
  • Diamètre du rotor principal : 3,4m
  • Vitesse de pointe : 120 nœuds (env. 220 Km/h)
  • Vitesse de croisière : 55 nœuds (env. 100 Km/h)
  • Endurance : environ 6h

Déjà testé depuis un bâtiment de la Marine Nationale, le S100 a néanmoins été cette semaine, et pour la première fois, mis en œuvre par du personnel marin, finalisant ainsi le processus de formation industriel sur le système.

Entrainements à l’appontage depuis la plateforme hélicoptères

Entrainements à l’appontage depuis la plateforme hélicoptères

Développé pour des opérations à la fois maritimes et terrestres, le S100 a été conçu pour pouvoir transporter différents types de « charges utiles » parmi lesquelles des caméras électro-optiques et infrarouges. Cette fonctionnalité de renvoi d’images vers le bâtiment support a également été testée lors de cette campagne d’essais industriels avec des résultats très probants.

Le S100 en approche (infrarouge)

Le S100 en approche (infrarouge)

Le S100 en « finale » (TV)

Le S100 en « finale » (TV)

Malheureusement reparti vers l’Autriche, le S100 devrait nous revenir d’ici quelques mois et ainsi devenir partie intégrante du « l’équipage » de L’Adroit.

Séance de TAG (Touch and Go) : décollez avec le S100 !

Séance de TAG (Touch and Go) : décollez avec le S100 !

 

Voir la vidéo du Camcopter S-100

Article Extrait des journaux de bord de la Marine – Par Patrouilleur Hauturier L’Adroit le lundi, 14 novembre 2011, 15:23

Et la réplique de Mer&Marine le lendemain:

 

Le drone Camcopter S-100 sur le patrouilleur L’Adroit

Pris en main par la Marine nationale le 21 octobre, L’Adroit, nouveau patrouilleur de la gamme Gowind de DCNS, a réalisé ses premiers essais avec le drone Camcopter S-100 de la société autrichienne Schiebel. Cet UAV (Unmanned Aerial Vehicle), qui s’est présenté dans une livrée rouge – celle des modèles destinés aux expérimentations – a réalisé des appontages et décollages depuis L’Adroit, la semaine dernière, au large de Lorient. Le drone a réalisé une séance de TAG (Touch and Go). Il a aussi, à cette occasion, harponné la grille d’appontage située sur la plateforme hélicoptère du patrouilleur. Cette première campagne à la mer a permis de tester le S-100 sur L’Adroit et d’entrainer les marins français, qui ont mis en œuvre le drone pour la première fois. L’équipe dédiée à l’UAV, comprenant un officier et trois officiers-mariniers, a été préalablement formée en Autriche par Schiebel.

Essais du Camcopter S-100 sur L'Adroit (© : MARINE NATIONALE)

Essais du Camcopter S-100 sur L'Adroit (© : MARINE NATIONALE)

Intégration début 2012

 

Déjà testé en 2008 sur la frégate anti-sous-marine Montcalm, au large de Toulon, le Camcopter S-100, qui a bénéficié depuis d’améliorations, fera partie intégrante des moyens déployés sur L’Adroit, construit sur fonds propres par DCNS et mis à disposition de la marine française jusqu’en 2015. Affichant un poids à vide de 110 kilos et une masse maximale au décollage de 200 kilos, le Camcopter S-100 mesure 3 mètres de long pour 1 mètre de haut, son rotor ayant un diamètre de 3.4 mètres. Capable de voler durant 6 heures environ (sans réservoir supplémentaires et avec une charge utile de 50 kilos), le drone présente une vitesse de croisière de 55 noeuds (environ 100 km/h) et peut atteindre 120 noeuds (environ 220 km/h). « Ce drone polyvalent est capable de voler selon une mission programmée, sans aucune action de l’opérateur. Ses systèmes de positionnement (inertie et GPS) garantissent un niveau de navigation précis et une grande stabilité, conditions nécessaires à un poser sur une plateforme à la mer », explique la Marine nationale.
Pouvant embarquer différents équipements, l’UAV de Schiebel sera d’abord employé, sur L’Adroit, avec des caméras électro-optiques et infrarouges. Des essais ont, d’ailleurs, été menés la semaine dernière au large de Lorient, notamment pour la partie transmission d’images entre le drone et le bâtiment porteur, ce dernier doté d’une antenne spécifique. En dehors de cette capacité initiale, le Camcopter S-100 pourra, ultérieurement, être équipé d’un système d’identification automatique des navires (AIS) ou encore d’un radar, tout en pouvant servir de relais de communication (UHF). A l’issue de ses premiers essais sur L’Adroit, le drone a regagné l’Autriche. Il doit revenir début 2012 pour son intégration finale sur le patrouilleur.

L'Adroit vu par la caméra TV du drone (© : MARINE NATIONALE)

L'Adroit vu par la caméra TV du drone (© : MARINE NATIONALE)

Un équipement mis à disposition

On notera que ce drone ne fait pas l’objet d’une demande spécifique de la Marine nationale. Schiebel est, en effet, l’un des partenaires de DCNS au sein du programme Hermes, qui a conduit à la réalisation de L’Adroit, prototype de la nouvelle gamme des patrouilleurs hauturiers et corvettes de la famille Gowind. Le bâtiment est donc, avant tout, une plateforme d’essais destinée valider à la mer le nouveau concept de DCNS. C’est l’industriel français, à l’issue de négociation avec ses partenaires, qui a choisi les équipements du navire, comme les radars, le drone ou encore les systèmes de communication et les canons à eau. La présence de ces matériels permettra aux différents industriels impliqués de mener des tests et éprouver leurs produits en conditions opérationnelles, tout en se servant de L’Adroit comme vitrine flottante. Quant à la Marine nationale, elle profite du partenariat signé avec DCNS pour avoir, à sa disposition, une nouvelle plateforme, au moment où le nombre de ses patrouilleurs diminue et que les réflexions se poursuivent quant à leur remplacement. Et, bien entendu, ces équipements mis à disposition sur L’Adroit, comme le Camcopter S-100, sont l’occasion de tester de nouveaux matériels. Les marins attendent en tous cas beaucoup de l’utilisation de drones aériens sur leurs bâtiments. Complémentaires des hélicoptères, les UAV doivent permettre d’augmenter significativement les capacités des navires, en servant de senseurs déportés, avec un coût d’utilisation et d’exploitation bien moindre que celui d’un hélicoptère. Ces derniers verront donc leur potentiel économisé sur certaines missions, qui peuvent être confiées aux UAV.

Les projets de la marine en matière de drones

Alors que la marine française pourrait être dotée rapidement de drones légers, notamment pour appuyer les opérations de lutte contre la piraterie ou les trafics illicites, l’acquisition d’UAV multi-capteurs à voilure tournante est planifiée dans le cadre du programme SDAM (système de drone aérien pour la marine), préparé conjointement avec l’armée de Terre, qui planche sur son futur système de drone tactique (SDT). Dans le cadre des travaux de levée de risques de ces futurs programmes, DCNS et Thales mènent actuellement l’étude D2AD (Démonstration technologique d’un système d’appontage et d’atterrissage pour drones) avec un engin de 2 tonnes, en l’occurrence l’H-6U Little Bird de l’Américain Boeing. Après une campagne au sol menée aux Etats-Unis sur une plateforme mobile (une remorque dotée d’une aire d’atterrissage), des essais en mer, sur une frégate, sont prévus l’an prochain. Les premiers SDAM pourraient, selon les prévisions, être livrés en 2019.

L-H-6U Little Bird (© : BOEING)

L-H-6U Little Bird (© : BOEING)

Extrait de Mer&Marine du 15 novembre 2011

 

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