Revue de presse: Mission Jeanne d’Arc 2011

Zoom sur la mission Jeanne d’Arc 2011

 

Du 28 février 2011 à la mi-juillet 2011, le bâtiment de projection et de commandement (BPC) Mistral et la frégate anti-sous-marine Georges Leygues seront déployés en mission Jeanne d’Arc 2011. Cette mission opérationnelle permettra de former 135 officiers élèves en les exposant aux opérations et enjeux d’aujourd’hui.


Le BPC Mistral - © Marine nationale

Le BPC Mistral - © Marine nationale

Un groupe amphibie en mission de formation

Depuis 2010 et le retrait du service actif du porte-hélicoptères Jeanne d’Arc, l’école d’application des enseignes de vaisseau et des commissaires est liée au déploiement opérationnel d’un BPC et d’une frégate.

Conduite cette année par le bâtiment de projection et de commandement (BPC) Mistral et de la frégate anti-sous-marine (FASM) Georges Leygues , la mission Jeanne d’Arc 2011 sera déployée dans un contexte interarmées et interalliés en océan Indien.

Cette mission de formation constitue le premier déploiement de longue durée ainsi que le premier contact avec les opérations pour les officiers élèves de l’École navale et de l’École des officiers du commissariat de la Marine.

Cette nouvelle formule de formation avec les BPC offre la possibilité aux officiers élèves de découvrir, dès leurs études, l’interarmées et l’amphibie qui sont deux des enjeux stratégiques majeurs de l’environnement actuel.

La frégate anti-sous-marine Georges Leygues - © Marine nationale

La FASM Georges Leygues - © Marine nat

Afin de perpétuer l’esprit forgé par le porte-hélicoptères Jeanne d’Arc , les escales du groupe école poursuivront les mêmes objectifs de formation pour les jeunes officiers, notamment l’ouverture sur le monde, l’appréhension du rôle que joue la Marine dans le soutien de la diplomatie de défense, la prise de conscience des enjeux géostratégiques dans la zone de déploiement.

Carte de presentation de la mission

Carte de presentation de la mission

Premier déploiement des futurs officiers de Marine

Les élèves de 3ème année de l’École navale mais également les élèves commissaires, les élèves administrateurs des affaires maritimes, des médecins des armées en formation et des officiers élèves étrangers suivent cette formation à la mer.

La capacité à naviguer loin, longtemps et en équipage , constitue l’essence même du métier de marin. Avant d’exercer leurs futures responsabilités d’officier au sein des forces, cet apprentissage leur permettra de «larguer les amarres». Il s’agit pour les élèves d’acquérir une stature d’officier, grâce à la pratique du métier et à l’expérience positive de la prise de responsabilités.

Ainsi, pendant plusieurs mois en mer, leur activité sera imbriquée à la vie des bords, en participant à l’ensemble des tâches, afin d’apprendre leur métier de marin. Cette mission a également pour objectif de leur faire acquérir les compétences de chef militaire et d’homme de mer. Ils découvriront également l’importance de l’engagement maritime de la France dans le monde.

Les 135 officiers en formation participent pleinement à la mission. Cette pédagogie s’appuie sur un rythme de navigation soutenu, ainsi que sur l’enchaînement rapide d’entraînements interarmées et interalliés au sein du groupe amphibie, qui comporte un groupe tactique embarqué (GTE) de l’armée de Terre composé d’une unité de manœuvre blindée et de ses appuis, ainsi que d’une unité aéromobile.

La promotion 2011 en chiffres :

→ 135 élèves dont 25 femmes, issus de tous corps d’officiers participent à cette mission de formation :

  • 93 enseignes de vaisseau issus de l’Ecole navale ou recrutés sur titre (promotion 2008)
  • 12 commissaires élèves de la promotion « Delaborde » (2009-2011)
  • 5 administrateurs des affaires maritimes
  • 7 médecins des armées
  • 18 officiers élèves étrangers en provenance d’Allemagne, du Bénin, du Brésil, du Cameroun, de Corée du Sud, de Djibouti, d’Espagne, de Grande-Bretagne, du Koweït, du Liban, de Madagascar, de Malaisie, du Maroc, de Tunisie ou du Togo.

14 sous-lieutenants des Écoles de Saint-Cyr Coëtquidan embarqueront durant la première partie du déploiement de la Mission Jeanne d’Arc 2011.

Pour en savoir plus :

01/03/2011 – Sources : © Marine nationale


Officiers élèves : première fois sans la Jeanne d’Arc

 

Le Mistral quitte Brest cet après-midi. Un détachement du 3eme régiment d’infanterie de marine de Vannes a embarqué à bord samedi.

Activité intense, samedi au quai oblique de la base navale. L’équipage du Mistral, qui a accosté à 9 h, s’affaire à embarquer le matériel et les hommes d’un groupe tactique embarqué (GTE) du 3e Régiment d’infanterie de marine de Vannes composé de 206 hommes et 54 véhicules de tous types.Dans les entrailles du bâtiment de projection et de commandement (BPC), pas de pagaille. Jeeps, véhicules blindés légers, camions de logistique et de dépannage, char AMX Tout est rangé au centimètre près sur les deux ponts. Aucune place n’est perdue

Des hélicos aussi

« Le groupement tactique embarqué du 3e Rima servira à valider le nouveau concept d’entraînement amphibie, explique l’enseigne de vaisseau Romain Eivrard, chargé du bureau logistique. La Marine doit en effet s’adapter à l’évolution du contexte international, et aux conflits locaux qu’elle engendre. Les BPC de classe Mistral ont été conçus pour répondre à ces exigences.

Afin d’acheminer tout type de véhicule depuis le bâtiment à la mer, vers la terre (port, plage…), le radier du navire peut ainsi accueillir quatre chalands de transport de matériel. Deux de ses engins ont d’ailleurs été embarqués dans le Mistral, samedi. Plus un hélicoptère Alouette.

Et ce n’est pas fini. « Au large de Toulon, nous embarquerons aussi deux Gazelles et deux Puma, ainsi que le personnel de l’Aviation légère de l’armée de terre », souligne l’enseigne de vaisseau Marine Monjardé, conseiller communication de la Mission Jeanne d’Arc.

À la pointe

Une fois ces embarquements achevés, la campagne de formation débutera réellement. Le Mistral accomplira une série d’exercices « qui se dérouleront au fil du déploiement dans les pays que nous sommes amenés à visiter, poursuit Romain Eivrard. Les officiers élèves embarqués y participeront afin de s’adapter aux opérations amphibies ».

Cette première campagne sans la Jeanne d’Arc marque une vraie rupture pour la Marine. Finie, la formation des futurs officiers sur un navire dédié. Et les escales prestigieuses qui allaient avec. En temps normal, le Mistral est un navire opérationnel, avec toutes les contraintes que cela engendre. Mais aussi l’avantage, pour les élèves, de se confronter à un navire embarquant la toute dernière technologie

Trois points chauds

La promotion 2008 de l’École Navale et ses instructeurs ont embarqué le 6 février à Toulon. Elle est composée de 134 élèves dont 25 femmes, issus de tous les corps d’officiers, et 17 officiers élèves étrangers.

La campagne de formation les fera passer par trois points chauds : en mars et avril, en Méditerranée, la préparation opérationnelle du groupe amphibie ; en avril-juin, dans une zone de Djibouti à Singapour, soutien aux opérations de lutte contre le terrorisme, la coopération bilatérale ; et pour finir, participation à l’opération européenne de lutte contre la piraterie « Atalanta » dans le golfe d’Aden et dans le bassin somalien.

lundi 28 février 2011 – Ouest France


 

Mission Jeanne d’Arc. Mistral gagnant

 

Certains pleurent la Jeanne d’Arc pour le symbole et l’exotisme. Mais les 134 officiers de marine qui embarquent ce matin, à Brest, à bord du Mistral, sont loin de perdre au change.

La prochaine «mission Jeanne d’Arc» quittera Brest aujourd’hui, en début d’après-midi. Depuis que la Jeanne n’est plus, les imposants bâtiments de projection et de commandement (BPC) ont pris le relais de la formation des officiers de la marine (dans la troisième année de leur cursus de quatre ans à l’École navale). Ces BPC, le Mistral et le Tonnerre basés à Toulon, embarquent des moyens aéronautiques et amphibies sans commune mesure avec la vieille Jeanne. Ils œuvrent alternativement aux côtés de la frégate anti sous-marine GeorgesLeygues.

Mission Jeanne d'Arc. Mistral gagnant.

Mission Jeanne d'Arc. Mistral gagnant.

Plus dans l’action que dans la représentation

Véritable plate-forme de déploiement au long cours, le Mistral n’occupe, en revanche, plus de manière aussi lisible, son rôle d’ambassadeur. D’ailleurs, les tours du monde avec des escales clairement définies tout au long du périple, ont laissé leur place à des périodes d’opération dans de larges zones géographiques, autour des pays du golfe et en océan Indien. On ne part plus pour le «grand tour», pour ces chatoyantes escales qui ont fait la réputation de la Jeanne mais pour des missions de coopération et d’appui au sein de dispositifs militaires existants. Exit le rôle d’ambassadeur? Si les cocktails n’ont pas entièrement déserté le Mistral, les escales ne sont plus aussi scintillantes. On évoque, pour cette nouvelle campagne, des pauses techniques à Djibouti, à Abou Dhabi. D’autres, si possible, à Cochin et Singapour… si le programme le permet. En effet, les spectaculaires renversements politiques qui agitent le continent africain pourraient modifier le périple du navire à l’impressionnante capacité de déploiement, notamment hospitalière, ses 69 lits (extension possible à 100), ses deux salles d’opération et sa salle de radiologie.

Tout le confort moderne

La place et le confort des BPC contrastent avec les espaces très compartimentés d’une Jeanne conçue il y a un demi-siècle. L’intérieur de ces BPC répond à des normes civiles de construction et ressemble davantage à celui des navires de commerce plutôt qu’aux étriquées coques de combat. Les conditions sont idéales pour mettre en pratique et coordonner les différentes composantes embarquées. Groupe tactique de l’armée de terre (blindés et forces aéromobiles), forte composante médicale avec au moins sept médecins des armées, forces aéroportées et leur personnel d’entretien… en présence de douze commissaires élèves de la dernière promotion également formée à Lanvéoc. La grande polyvalence du BPC, couplée à ses puissants systèmes de communication et d’information, lui donne les mêmes capacités de travail qu’un poste de commandement terrestre. En plus des 134 élèves-officiers de cette nouvelle promotion, quinze lieutenants de Saint-Cyr embarquent à leurs côtés durant la première partie de ce déploiement. Le retour est programmé à Toulon, le 15juillet prochain.

28 février 2011 – Le Télégramme – Stéphane Jézéquel


 

Mission Jeanne d’Arc : le BPC Mistral à Brest samedi matin

 

Le Bâtiment de projection et de commandement Mistral est attendu samedi matin à Brest. Parti dimanche dernier de Toulon, ce gros navire porte-hélicoptères de 21 600 tonnes accostera au port militaire vers 9 h. Lundi, il quittera Brest accompagné de la frégate Georges Leygues pour quatre mois et demi de mission en direction de l’océan Indien. Les deux bâtiments embarqueront une centaine d’officiers élèves, qui réaliseront à cette occasion leur stage d’application à la mer. Le groupe Jeanne d’Arc comportera également des unités de l’armée de Terre (hommes, hélicoptères et véhicules), ce qui lui permettra, le cas échéant, de participer à différentes opérations. L’embarquement de ces éléments de l’armée de Terre se fera aujourd’hui. Comme son sister-ship, le Tonnerre, le BPC Mistral a été construit à l’arsenal de Brest.

Vendredi 25 février 2011 – Ouest France

Mistral et Tonerre

Mistral et Tonnerre

 

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Mistrals to perform command tasks in Russian Navy

While commissioned into Russian Navy, main task for Mistral class assault landing ships will be control of naval forces, reported ITAR-TASS referring to a source in defense ministry.

« After joining Russian Navy, basic task for Mistrals will be control over various naval assets in different operational zones worldwide, including Pacific Ocean, of course. That is going to be a sort of command centers developed at sea and controlling surface ships, submarines, and naval aviation », said the source.

Mistral class helicopter carrier. defpro.com

Mistral class helicopter carrier. defpro.com

« The second high-end task for Mistrals will be delivery of Russian attack and antisubmarine helicopters (Ka-52 Alligator and Ka-27 respectively) to assigned sea- or coastal area. And only the third-priority task will be projection of marine units for landing operations », added the source.

He also said that Mistral class helicopter carriers are supposed to be stationed at Pacific and Northern fleets. « These two fleets have the largest responsibility areas and biggest number of assets available. So far, it is planned that Northern Fleet would have one Mistral class ship, and Pacific Fleet – one or two of them. If needed, interfleet reassignments of Mistrals are possible as well », said the source.

He confirmed that Mistral class helicopter carriers which are to join Pacific Fleet would particularly maintain security of Kuril Islands. « This is one of the high-priority tasks for Mistrals to be completed along with other branches of Russian Armed Forces », emphasized the source.

Displacement of Mistral class assault landing ship is 21,000 tons. The ship is capable to carry 16 helicopters on board. The deck section accommodates over 40 tanks or 70 wheeled trucks. The crew is 160 men; in addition, the ship can take 450 marines on board.

russnavy.com 21 février 2011

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Mistral pour la Russie: la construction prendra 10 ans (état-major)

La mise en œuvre du programme de construction des quatre bâtiments de classe Mistral pour la Russie pourrait durer 10 ans, a annoncé jeudi aux journalistes le chef d’état-major général des forces armées russes, le général Nikolaï Makarov.

« La construction de ces navires ne prendra pas moins de dix ans », a-t-il affirmé.

Le Mistral à Saint Petersbourg

Le Mistral à Saint Petersbourg

Le général a également précisé que l’Etat russe affecterait 23.000 milliards de roubles (575,7 milliards d’euros) au programme national d’armements pour l’horizon 2020.

Fin décembre 2010, Moscou et Paris ont conclu un accord intergouvernemental sur l’acquisition de quatre bâtiments de projection et de commandement de classe Mistral par la Marine russe. Deux navires seront construits à Saint-Nazaire (France) et les deux autres sous licence en Russie.

MOSCOU, 10 février – RIA Novosti

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La Russie justifie l’achat de Mistral

Russia has decided to buy Mistral ships from France because it would have taken at least 10 years to develop a similar domestic model, Chief of the Russian General Staff Gen. Nikolai Makarov said Thursday.

« It could take at least 10 years to develop a ship similar to Mistral, » Makarov said. « And meanwhile someone will create a better weapon [than Mistral]. »

Makarov said Russia should buy the best of modern weaponry abroad to be built under license in Russia.

Mistral class amphibious assault ship

Mistral class amphibious assault ship

He also said that the Russian state armaments procurement program until 2020 would be adjusted and would total 23 trillion rubles ($785 billion), or 2 trillion rubles ($68 billion) more than originally planned.

A consortium comprised of French DCNS and Russia’s United Shipbuilding Corporation (USC) won a tender on the construction of four helicopter carriers for the Russian Navy in December 2010.

Moscow and Paris signed an intergovernmental agreement to jointly build the four ships on January 25.

Under the agreement, the first Mistral-class ship, with a price tag of 720 million euros, is expected to be completed in late 2013-early 2014 and the second in late 2014-early 2015.

Russia will construct 20% of the first warship, 40% of the second and 80% of the last two, which are to be built on Russian territory.

Talks on the actual contract to build Mistral ships are still underway. A Rosoboronexport delegation is expected to arrive in France in February to continue the negotiations and sign the contract in April this year.

A Mistral-class ship is capable of carrying 16 helicopters, four landing vessels, 70 armored vehicles, and 450 personnel.

MOSCOW, February 10 (RIA Novosti)

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Mistral: Moscou confirme la construction de deux bâtiments en Russie

Outre l’achat de deux BPC de type Mistral en France, l’accord intergouvernemental russo-français signé en janvier 2010 prévoit la construction de deux bâtiments de cette classe en Russie, a annoncé mercredi à RIA Novosti un haut fonctionnaire du ministère russe de la Défense.

« Les déclarations selon lesquelles ces navires ne seront pas construits en Russie relèvent de la désinformation: premièrement, parce que la clause prévoyant leur construction sur les chantiers russes figure dans l’accord intergouvernemental conclu en janvier dernier entre la France et la Russie et deuxièmement, parce que la conclusion du contrat concret entre Rosoboronexport et le groupe français DCNS n’en est encore qu’au stade des négociations », a-t-il affirmé.

Mistral: Moscou confirme la construction de deux bâtiments en Russie

Mistral: Moscou confirme la construction de deux bâtiments en Russie

C’est en ces termes que l’interlocuteur de l’agence a commenté les affirmations de certains médias selon lesquelles les porte-hélicoptères de classe Mistral ne seront pas construits en Russie avant 2020 à défaut de fonds prévus à cet effet dans le programme national d’armements pour l’horizon 2020.

Le ministère russe de la Défense avait antérieurement indiqué que l’exportateur d’armes russe Rosoboronexport envisageait de signer le contrat technique avec DCNS en avril 2011.

L’accord intergouvernemental engage la partie française à transférer à la Russie des technologies de pointe, dont celles qui concernent les constructions navales et les systèmes de commande et de télécommunications. En outre, Paris remettra à Moscou les licences autorisant la construction de deux BPC sur le territoire russe et les dossiers techniques.

Mistral: Moscou confirme la construction de deux bâtiments en Russie

Mistral: Moscou confirme la construction de deux bâtiments en Russie

Les Mistral russes seront construits à Saint-Pétersbourg sur des chantiers spécialement équipés à cet effet.

MOSCOU, 9 février – RIA Novosti

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Mistral russes et canadiens ? Dans Brèves marines du CESM, on en parle aussi

Mistral Brèves Marine n°22

Mistral Brèves Marine n°22

Le 25 janvier, le Président de la République Nicolas Sarkozy et le vice-premier ministre russe, monsieur Igor I. Setchine, ont présidé à Saint-Nazaire la cérémonie de signature d’un accord intergouvernemental concernant le principe de la construction de bâtiments de projection et de commandement (BPC). Cet accord fait suite à l’annonce par le gouvernement russe, le 24 décembre dernier, de la victoire du consortium formé par les industriels français DCNS et STX et les chantiers navals russes OSK, dans l’appel d’offres portant sur la fabrication de deux BPC de type Mistral pour le compte de la marine russe.

L’offre du consortium prévoit que les deux navires soient construits par le chantier STX de Saint Nazaire, avec une part croissante des travaux effectuée par la Russie. Une option pour la fabrication de deux unités  supplémentaires réalisées en intégralité par les chantiers russes, avec une aide technique française, est également annoncée.
Le Président Medvedev et le Président Sarkozy se sont félicités de « la concrétisation de cette coopération sans précédent qui bénéficiera à l’industrie et à l’emploi dans les deux pays, et qui illustre la volonté et la capacité de la France et de la Russie de développer des partenariats d’envergure dans tous les domaines, y compris celui de la défense et de la sécurité ».
L’Elysée a précisé que la construction des BPC pour la Russie représente pour les industriels français DCNS et STX l’équivalent de 5 millions d’heures de travail soit 1 000 personnes pendant quatre ans, en majorité à Saint-Nazaire. Côté russe, cette coopération vise également à aider l’industrie navale locale à se moderniser.
L’accord signé le 25 janvier n’équivaut cependant pas à un contrat et les négociations se poursuivent sur les questions du coût et du périmètre du transfert de technologies. Les autorités françaises ont à plusieurs reprises déclaré que les BPC russes seraient livrés sans armement français mais avec « toute la technologie nécessaire » à la mise en oeuvre des bâtiments (systèmes de communication, capteurs). Dérivés des bâtiments français (Mistral, Tonnerre et Dixmude), les bâtiments russes s’en différencieraient par un pont d’envol et des ascenseurs renforcés pouvant accueillir des hélicoptères russes, plus lourds que leurs homologues français, ainsi qu’une coque plus résistante pour affronter les glaces.
La décision des autorités russes constitue la première vente d’un équipement de défense français à la Russie ainsi que le premier contrat à l’exportation pour le BPC.
Fort de ce premier succès, DCNS cherche actuellement à développer un partenariat avec un chantier canadien pour la construction de deux BPC au profit de la marine canadienne. Au-delà, une dizaine de marines seraient
intéressées par le concept opérationnel novateur de ce bâtiment.

Télécharger la brève Marine en PDF Brève Marine 122 – BPC russe

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Quatre Mistral gagnants pour la France

La France et la Russie ont signé ce mardi un accord de coopération pour la construction en commun de quatre bâtiments de projection et de commandement (BPC) de type Mistral, deux construits en France et deux en Russie. Selon des sources russes, le prix total des deux premiers BPC serait de 1,37 milliard d’euros.

Dans un communiqué commun publié ce mardi, Paris et Moscou « s’accordent pour apporter leur plein soutien à la construction de deux BPC en France et de deux BPC en Russie ».

Copyright Reuters

Signé par le vice-Premier ministre russe, Igor Setchine, et le ministre français de la Défense, Alain Juppé, cet accord fait suite à l’annonce fin décembre, par la Russie, qu’elle avait retenu l’offre du consortium formé par le groupe français DCNS, les chantiers navals STX de Saint-Nazaire et les chantiers navals russes OSKl Moscou pour la fourniture de deux BPC. Ce contrat était assorti d’options sur deux autres de ces bâtiments multi-missions qui peuvent notamment transporter des hélicoptères.

La signature de l’accord politique est intervenue à l’occasion d’une visite de Nicolas Sarkozy aux chantiers STX, qui construiront deux BPC pour la Russie, à bord de la coque d’un autre de ces bâtiments, le Dixmude, destiné à la marine française. Citant des sources proches de la négociation, l’agence russe Novosti a indiqué que le prix total des deux premiers BPC destinés à la marine russe serait de 1,37 milliard d’euros.

La construction des BPC pour la Russie représentera pour les industriels français DCNS et STX l’équivalent de 5 millions d’heures de travail ou 1.000 personnes pendant quatre ans, en majorité à Saint-Nazaire.

Le BPC, long de près de 200 mètres de long et pesant 21.300 tonnes, peut embarquer jusqu’à seize hélicoptères et quatre chalands de transport de matériel ou deux engins de débarquement ainsi que 900 hommes. Il peut également transporter une quarantaine de chars lourds et accueillir un poste de commandement capable de conduire de la mer une opération interarmées d’ampleur limitée.

Ces caractéristiques ont inquiété les anciennes républiques de l’Union soviétique, telles que la Géorgie, cible d’une intervention militaire russe en 2008, ou les pays baltes, ainsi que les Etats-Unis. C’est la première fois qu’un pays de l’Otan vend du matériel militaire sensible à la Russie.

latribune.fr – 25/01/2011

 

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Mistral : ça souffle toujours!

Un peu difficile de décrypter la presse aujourd’hui.

Commençons par Jean Guisnel qui titre sur Le Point – Publié le 06/01/2011 à 09:48 Le Mistral à gagné mais qui dans son développement annonce que le feuilleton n’est peut être pas terminé…

Texte de l’article:

Le feuilleton de la fourniture du porte-hélicoptères Mistral à la Russie n’est peut-être pas terminé avec l’annonce le 24 décembre d’un accord sur la vente de 2 exemplaires pour 1,34 milliard d’euros. Ils seront fabriqués en commun par les chantiers navals français STX et DCNS et russe OSK. Ce dernier est la propriété de l’oligarque Sergueï Pougatchev, par ailleurs propriétaire du quotidien France Soir et de l’épicerie Hédiard.

Continuons par cette dépêche de Reuter du vendredi 7 janvier 2011 07h22 qui annonce lintérêt du Canada pour le Mistral.

Texte de la dépêche :

PARIS, 7 janvier (Reuters) – Le Canada a exprimé un « très fort intérêt » pour l’achat de deux navires de la classe Mistral du constructeur DCNS, lit-on vendredi dans La Tribune.

DCNS, contrôlé à 75% par l’Etat et à 25% par Thales (TCFP.PA: Cotation), « est en train de prospecter des chantiers navals, au Québec notamment, pour les associer industriellement au contrat, après le feu vert du gouvernement canadien », écrit le quotidien.

Il précise que les deux navires seraient fabriqués sur place et que le groupe viserait une signature en 2012.

Soit, mais l’article de La Tribune est réservé aux abonnés et je n’ai pas envie de sortir 10 € pour le lire
Capture LaTribune

Capture LaTribune

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Mistral : le contrat avec la Russie n’est toujours pas signé

Le Mistral - crédits DCNS

La présidence française a annoncé le 24 décembre qu’un accord avait été trouvé avec les autorités russes. Mais le contrat n’est toujours pas signé.
Des informations ont commencé à fuiter dans la presse. L’AFP affirme que la Russie paiera au total 1,37 milliard d’euros pour la construction de deux BPC (bâtiments de projection et de commandement) de classe Mistral.

Mais une fois de plus, les annonces sont intervenues avant la signature du contrat. Déjà en juillet dernier, Nicolas Sarkozy annonçait que la décision de construire des BPC pour la Russie était « certaine ». Mais le 19 août, les autorités russes décident finalement de lancer un appel d’offres. Aujourd’hui la présidence de la République annonce que l’affaire est conclue, mais DCNS refuse d’en parler: les négociations continuent.

Autre élément étonnant: le prix qui serait payé par les Russes. Selon l’agence russe RIA Novosti, « le coût du premier navire s’élèvera à 720 millions d’euros, alors que le deuxième coûtera 650 millions d’euros ». Hors un BPC Mistral est habituellement vendu pour environ 500 millions d’euros. C’est ce prix qui avait été proposé par la France au début des discussions.

Pourquoi les Russes paieraient 220 millions d’euros supplémentaires ? Les transferts de technologies seront-ils plus importants que prévu ? Une seule chose est sûre aujourd’hui : le contrat n’est pas encore signé, un revirement est encore possible.
Reproduit depuis L‘Usine Nouvelle – Le 03 janvier 2011 par Remy Maucourt 

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Mistral russes: la construction du premier navire estimée à 720 M€

Mistral à quai à Saint Pétersbourg

Mistral à quai à Saint Pétersbourg

La construction du porte-hélicoptères Mistral sur les chantiers navals français coûtera à la Russie plus de 700 millions d’euros, a annoncé jeudi à RIA Novosti une source proche des négociateurs.

« Le coût du premier navire se chiffrera à 720 euros, alors que le deuxième coûtera 650 millions d’euros », a précisé l’interlocuteur de l’agence.

Le 24 décembre, les autorités russes ont retenu le consortium formé par le groupe français DCNS, les chantiers STX et les chantiers navals russes OSK au terme d’un appel d’offres sur la construction de quatre bâtiments de projection et de commandement de classe Mistral. Deux navires seront construits à Saint-Nazaire et deux autres sous licence en Russie.

MOSCOU, 30 décembre – RIA Novosti

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